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FROIDUROT Alfred

Alfred FROIDUROT est né le 29 janvier 1898 à Semur-en-Auxois (Côte-d'Or), une ville qui selon la légende aurait été bâtie par Hercule à son retour d'Espagne, et est le fils d'Alphonse FROIDUROT (plâtrier) et Marie Blanche GIRARDOT.

Acte de naissance d'Alfred FROIDUROT
(source: Archives Départementales du Nord)

Alfred a tout juste 17 ans quand, le 2 juillet 1915 à Dijon, il s'engage comme volontaire pour la durée de la guerre au 17e Régiment de Dragons.

Comme beaucoup de poilus, Alfred passe de régiment en régiment au grès des affectations: 2e Régiment de Zouaves (février 1916), 3e Régiment Mixte de Zouaves (juin 1916), 1er Régiment de Zouaves (octobre 1917) et 3e Régiment de Zouaves (décembre 1917).

Il est plusieurs fois récompensé pour sa bravoure comme par exemple le 30 avril 1917, où il est dit qu'employé comme coursier, il s'est dépensé sans compter du 17 au 21 avril 1917 et n'a jamais hésité à traverser les terrains battus par l'artillerie ennemie pour transmettre les ordres qui lui étaient confiés ou le 20 aout 1918 où il est dit qu'agent de liaison, [il] s'est dépensé sans compter pendant les journées des 8 et 9 aout 1918, parcourant un terrain difficile battu par les balles. Le 28 aout 1918, le jeune FROIDUROT est même blessé au genou droit par un éclat d'obus. Le décret du 8 décembre 1933 lui accorde la Médaille Militaire et celui du 13 octobre 1936, la Croix du Combattant Volontaire.

Après la guerre, le 9 aout 1919 à Dijon (Côte-d'Or), Alfred épouse Lucienne Arnould, la cousine de mon arrière-grand-père. Je sais que jusque là, son parcours est le même que tant d'autres, celui d’un jeune homme qui passe de long mois dans la boue et la crasse, alors je vais continuer un peu mon histoire.

Pendant la Seconde Guerre Eclate, Alfred est un commerçant domicilié à la cité ouvrière d'Antibes (Alpes-Maritimes). Était-il allé à Antibes suite à l'évacuation ? Je ne sais pas encore, quoi qu'il soit, il rejoint les Forces françaises de l'intérieur (FFI) et est arrêté le 9 août 1944 par la Gestapo cannoise à la suite de l'arrestation de Marcel Neydorff. Il est emprisonné dans les cellules de la villa Montfleury, siège de la Gestapo cannoise et est torturé. Il est assassiné avec 7 autres résistants au sous-sol de la villa Montfleury le 15 août 1944. Son nom est inscrit sur la stèle commémorative de la villa Montfleury à Cannes (Alpes-Maritimes). Il est reconnu Mort pour la France et est inhumé au cimetière communal de Rabiac à Antibes.

La Villa Montfleury
(cliquez pour agrandir)

Outre le fait qu’il ait été fait chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume le 14 septembre 1960, le plus émouvant à mes yeux, c'est que j'ai pu trouver une photographie présentant les corps d'Alfred et ses 7 compagnons fusillés et décédés le 15 août 1944 dans les caves de la villa cannoise et publiée dans le journal L'Ergot n°15 (21 décembre 1944). Je ne mets pas le document ici par respect pour lui et sa famille, mais il est facilement trouvable sur une encyclopédie en ligne bien connu.

Extrait du dossier de Légion d'Honneur
(source: Archives Nationales)

Dernière modification effectuée le 27/06/2017