Léopold PAQUET

Léopold PAQUET est né le 5 décembre 1886 à Reims, au domicile de ses parents situé Boulevard Saint-Marceaux, fils légitime de Joseph PAQUET et Marie Julia LEFEVRE, Léopold est l’aîné de 4 enfants : Edmond, né à Reims en 1888, Charles, né à Reims en 1895 et Camille, né à Reims en 1898.

Il épouse Marie-Hélène ARNOULD le 20 juin 1914, quelques mois avant la Mobilisation Générale et son départ pour la Grande Guerre, Pour la petite histoire, j’ai très bien connu André, le fils de Léopold et Marie-Hélène qui était le cousin germain de mon arrière-grand-père.

Liste des domiciles de Léoplod PAQUET
Date Adresse
13 juin 1910 Frouard
(Meurthe-et-Moselle)
2 avril 1911 15 Grand-Rue
Bétheniville
(Marne)
17 novembre 1912 2 rue de Mars
Mezières
(Ardennes)
12 février 1914 296 rue de Belleville
Paris
30 juin 1914 15 bis rue de Paris
Pré-Saint-Gervais
(Seine)
1953 Bétheniville
(Marne)
Vue générale de Pré-Saint-Gervais sur une carte postale ancienne
Vue générale de Pré-Saint-Gervais
(Source: Delcampe)

Un coup d’oeil sur la fiche matricule de Léopold, qui porte le n°1864 du bureau de Reims pour la classe 1906, nous permet d’en apprendre un peu plus sur lui, outre les informations un peu plus intimes comme sa taille (1m56), la couleur de ses yeux (noirs) ou encore la forme de son visage, on lui découvre par exemple un niveau d’instruction de 3, ce qui signifie qu’il possède une instruction primaire. Globalement, les degrés d’instructions étaient répartis en 6 catégories qui permettaient d’évaluer le degré d’instruction du jeune qui se présentait devant le conseil de révision.

Les degrés d'instruction pour le recrutement des soldats
Les degrés d'instruction
(d'après Recrutement de l'Armée, BNF/Gallica)

Léopold fait parti des millions d’hommes mobilisés par le décret du 1er août 1914. Soldat de 2 classe, il rejoint le 106e Régiment d'Infanterie où il arrive dès le lendemain. Il passe au 19e Bataillon de Chasseurs à Pied le 20 mars 1916, quelques jours après que celui ci soit arrivé à Suippes (Marne), par une froide journée de neige, dans l’attente de renforts.

Il est blessé à Bouchavesnes (Somme) le 7 octobre 1916, lors de l’attaque en direction de la « Tranchée de Fulda – Tête de Malassise ». Sa fiche matricule précise qu’il a des plaies au bras gauche et à la cuisse gauche dues à un éclats d’obus. Quelques jours plus tôt le bataillon avait été passé en revue par le président Poincaré, accompagné des généraux Joffre et Rocques.

Emplacement des tranchées dans la région de Bouchavesnes pendant la Grande Guerre
Les tranchées à Bouchavesnes

24 août 1917

Il est proposé pour la réforme n°1 avec gratification renouvelable de 2e catégorie par la commission de Troyes du 24 août 1917 pour paralysie radiale du bras gauche.

18 juin 1920

Il est proposé pour pension temporaire de 80 % sur décision de la commission de réforme de chalon du 18 juin 120 : « infirmités multiples, paralysie radiale droite, limitation des mouvements de l’épaule gauche. »

29 juillet 1921

Réformé proposé pour pension permanente de 75 %: « infirmités multiples, paralysie radiale droite, vaste cicatrice de la paroi antérieure de l’aisselle »

21 octobre 1922

Pension de 18000 concédée par arrêté en date du 21 octobre 1922 avec jouissance du 24 août 1921.

Sources et bibliographie