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MICHEL Firmin

Firmin MICHEL, le beau frère de mon arrière grand-mère (la fille de Louis GRAIN), est né le 12 mars 1894 à Saint-Hilaire-Le-Petit (Marne). Il est le fils de Sosthène MICHEL et de Marie Françoise Zélie COLIN. A sa naissance, il a 3 frères: Henri Hilaire né en 1890, Julien né en 1897 et Denis né en 1900.


La mobilisation d'août 1914

Firmin est âgé de 20 ans lors de la mobilisation du 1 août 1914. Selon la fiche consultée sur le site "Mémoire de Hommes", il devient membre du 164e Régiment d'Infanterie. Le site "Mémoires des Monts de Champagne" estime à 300 le nombre de mobilisés à Bétheniville. Parmi eux, 51 ne reviendront pas.


De l'été 14 à Verdun

Du 2 août 1914 au 26 février 1916, le régiment de Firmin ne cesse de combattre dans la région fortifiée de Verdun et de concourir à la défense de la place. Dans une première période allant du 2 août au 20 octobre 1914, il prête son appui aux troupes de campagne et participe à des attaques locales. Dans une deuxième période allant du 20 octobre 1914 au 26 février 1916, il combat dans les conditions ordinaires de la guerre de tranchées et soutient, du 21 au 26 février 1916, la plus formidable attaque qui ait été vue jusqu'alors.


Pendant ce temps, les allemands s'installent dans son village

Pendant ce temps, l'état-major de la IIIe armée du Baron Von Hausen quitte le château de Thugny pour s'installer à Bétheniville, village d’origine de Firmin, dans une "élégante et gracieuse villa" appartenant aux frères Renaut qui étaient absents. Une partie de l'état major occupait une seconde villa située de l'autre côté de la route. Le Q.G.A est porté de Bétheniville à Châlons dès le lendemain.

portrait du Baron Max Von Hausen
Max Von Hausen
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Firmin, mort pour la France

Sous l'énergique impulsion du commandant Roussel, du 166e, qui prend le 2 décembre, le commandement du régiment, le 164e Régiment d'Infanterie attaque à son tour et, le 14 décembre 1914, le 3e bataillon s'élance sur les Jumelles d'Ornes où Firmin MICHEL est porté disparu. Son corps y fut retrouvé et identifié qu'en Mars/Avril 1922.

Fiche de mort pour la France de Firmin MICHEL
Firmin, mort pour la France
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Firmin repose aujourd'hui à la Nécropole Nationale de Bras-sur-Meuse (Tombe 50) et son nom figure sur le monument aux morts du village de Bétheniville (Marne).

le monument aux morts de Bétheniville sur une carte postale ancienne
Le Monument du Souvenir (guerre 1914-1918)
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Son fils Firmin, né le 7 janvier 1914 à Bétheniville, sera mobilisé en 1939 et rejoindra le 8e Régiment de Zouaves. Capturé le 4 juin 1940 à Malo-les-Bains, il est emmené en captivité au Stalag VI A (a compté du 3 juillet 1940 à Hener Iserlhom) puis au Stalag VI H (Arnoldsweiler–duren, matricule 20495, liste du 11 juillet 1940). Il est décédé de maladie le 5 janvier 1941 à Aix-la-Chapelle (Allemagne) à l’hôpital de réserve à Aachen.

Mais ça, c'est une autre histoire...


Saint-Hilaire-le-Petit pendant la Grande Guerre

Dès le lundi 31 août 1914, l'armée française recul en bloc. La région située entre Bétheniville et Saint-Hilaire devient un immense bivouac. La plupart des habitants décident de quitter le village, mais ils seront contraits au retour par les allemands quelques jours plus tard. Le 12 septembre 1914 le reflux des troupes allemandes commence et les Allemands s’installent à Saint-Hilaire-le-Petit, qu'ils quitteront à la fin de la guerre.

Un canon anti-poux à Saint-Hilaire-le-Petit pendant la Première Guerre Mondiale
Un canon anti-poux à Saint-Hilaire-le-Petit
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Les allemands dans une rue de Saint-Hilaire-le-Petit
Les allemands à Saint-Hilaire-le-Petit
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Les allemands préparant le pain pour le déjeuner à Saint-Hilaire-le-Petit
Préparations du pain pour le déjeuner
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Dernière modification effectuée le 27/06/2017